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Pénestin : le projet de parc d’activités conchylicole à Loscolo

Publiée le 26/09/2018

La réunion publique sur le projet de parc conchylicole à Loscolo à Pénestin a fait salle comble lundi soir. Plébiscité par les mytiliculteurs, il est contesté par les riverains.lus de trois heures de discussions houleuses dans une salle comble. Une réunion publique, réclamée par la pétition du Collectif Loscolo, était organisée, lundi soir salle du Petit Breton à Pénestin, pour présenter le projet de parc d’activités conchylicole à Loscolo. Un projet « indispensable » selon les professionnels. 

Un projet lancé en 2005

Le projet de parc d’activités conchylicoles est dans les tuyaux depuis 2005 pour aider au maintien de la centaine d’emplois que compte la mytiliculture. Sur les bords de la Vilaine, les professionnels subissent depuis de nombreuses année un envasement, une eau dessalée, turbide et à la température trop élevée pour l’activité. Par ailleurs, les règles sanitaires sont de plus en plus drastiques et les chantiers de préparation sont souvent à l’étroit. 

Cap Atlantique a déjà acquis près de 75 % des terrains nécessaires, soit 12 lots sur 17. « Si le projet est validé, les premiers mytiliculteurs pourraient déménager dans deux ans », précise Mathieu Ropper de Loire-Atlantique Développement.  

« Il y a urgence »

Situé sur un site de 8,4 hectares, tourné vers la façade Atlantique, il permettrait notamment le pompage d’une eau de mer de qualité. Aujourd’hui, trois grosses structures – qui représentent dix pêcheurs et la moitié du tonnage produit à Pénestin – sont prêts à déménager à Loscolo.

« Si le projet de Loscolo est abandonné vous mettez notre activité en danger », a expliqué Axel Brière, le président du syndicat des mytiliculteurs de Pénestin. Pour le pêcheur :

Il n’y a pas d’alternative au projet de Loscolo. Si on cherche une autre zone, on repart pour au moins cinq ans, alors qu’il y a urgence.

« Une enquête biaisée »

À en juger par les nombreuses questions, le parc conchylicole ne fait pas l’unanimité et suscite pas mal d’inquiétude.

Personne ne remet en cause la mytiliculture mais on pense qu’il y a des alternatives financières et environnementales. Le site du Loscolo ne résoudra pas les problèmes existants.

Nuisances sonores, olfactives, qualité de l’eau, incidence sur les plages proches du parc, coût des aménagements… sont autant de questions qui inquiètent certains habitants de Pénestin. « Je ferais tout pour contrer ce projet. Le site n’est pas suffisamment éloigné des habitations. Des centaines d’habitations vont être impactées », lance un riverain.

Un autre estime que l’étude acoustique est basée sur des hypothèses fausses et que l’enquête est biaisée. 

L’étude ne prend pas en compte les bruits de 51 tracteurs, des six semi-remorques sur le site, les hypothèses de calculs sont non réalisables avec des bâtiments de 12 m de haut. 


Dominique Boccarossa du collectif du Loscolo (debout) s’est montré particulièrement critique sur le projet (©L’Echo de la Presqu’île)

Des attaques qui ont fait réagir Yves Métaireau, président de Cap Atlantique, qui a été hué par une partie de l’assemblée .

« On amène à une réunion publique des opposants. C’est toujours le même qui parle. Je sais que nous sommes dans une période pré-électorale. Je suis étonné, on est là pour proposer un projet positif et ce soir tout ce qui est dit par monsieur – et quelques autres – c’est pour démolir le projet. » 

 

C’est finalement Sylvain Chiquet, du groupement La Pénestin, qui regroupe huit entreprises au Logo, qui a calmé les esprits : 

Je ne voudrais pas que la profession soit la victime d’un conflit, on s’écarte du sujet. Je comprends les inquiétudes. Le projet de Loscolo n’est pas parfait mais aujourd’hui il n’est plus possible de faire un projet parfait. Oui il y aura des camions qui passeront près de chez vous. Oui, il y aura peut-être des nuisances olfactives mais on travaille pour s’améliorer. Pourquoi on parle aujourd’hui du projet de Loscolo ? Parce que nous subissons les conséquences directe de l’aménagement du barrage. Si il n’y avait pas eu le barrage, le groupement il serait au Logo et il y resterait. 

Lancée cet été, l’enquête publique a été prolongée jusqu’au 5 octobre à 15 h 45. La commissaire enquêtrice tiendra une dernière permanence ce jeudi 27 septembre après-midi.

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