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ORMUZ , impact sur les taux et l'activité du marché immobilier

Publié le 27/09/2026

En septembre 2026, la crise du détroit d’Ormuz constitue surtout un risque de prolongation des taux élevés, plutôt qu’un choc immobilier direct.

Le blocage d’Ormuz — par lequel transitait environ 20 % de la consommation mondiale d’hydrocarbures — a provoqué un choc énergétique. La Banque de France estimait en juin que ce choc pouvait porter l’inflation française à 2,5 % en 2026, contre 0,9 % en 2025.

Le scénario s'est depuis concrétisé : en août, l'inflation de la zone euro a atteint 3,3 %, tandis que les prix de l'énergie progressaient de 14,3 % sur un an. Le 10 septembre, la BCE a donc relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base, portant le taux de dépôt à 2,50 %.

Pour l'immobilier, le problème est double : les banques refinancent plus cher et les marchés obligataires exigent davantage de rendement. Les taux des crédits immobiliers peuvent donc rester élevés ou remonter, même si la BCE ne procède pas immédiatement à de nouvelles hausses.

Conséquence sur l'immobilier

L'effet principal est une érosion de la capacité d'emprunt. À mensualité identique, une hausse des taux réduit le montant que peut emprunter un ménage. Cela pèse davantage sur les biens chers et peut pousser les acheteurs à négocier.

En France, le taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat était encore de 3,21 % en mai 2026 ; les données de septembre signalent désormais une remontée des coûts de financement.

Et en Bretagne Sud ?

Pour Bretagne Sud, je m'attendrais surtout à un scénario de marché à deux vitesses :

  • maisons et appartements très bien situés sur le littoral : résistance relativement forte grâce à la rareté et à la demande patrimoniale ;
  • biens nécessitant des travaux : pression accrue, car financement + coût des travaux réduisent le budget disponible ;
  • résidences secondaires : sensibles au durcissement du crédit et à la confiance économique ;
  • Vannes, golfe du Morbihan, littoral : les vendeurs devront davantage intégrer la capacité réelle de financement des acquéreurs ;
  • plutôt qu'un effondrement général des prix, le scénario le plus mécanique est un ralentissement des transactions et davantage de négociation.

Le point déterminant pour les prochains mois sera la durée du choc pétrolier. Si Ormuz se normalise rapidement, la pression sur l'inflation et les taux peut s'atténuer. Si le pétrole reste durablement élevé, le risque est celui d'une période plus longue de taux immobiliers élevés et donc d'un marché immobilier moins liquide. La BCE souligne elle-même que l'intensité et la durée du choc énergétique sont déterminantes.

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